Je me souviens d’un matin où je me suis senti vidé, incapable même de penser clairement. Ce n’était pas un coup de fatigue passager. C’était un abîme silencieux qui te fait douter de tout, y compris de ta propre lumière. Ton corps murmure « stop », ton cœur cherche une lueur, mais l’épuisement est là, comme une nuit sans étoiles.
Quand on est sur ce fil, la question est simple : comment te relever autrement ? Pas en forçant, mais en t’accueillant, en te reconnectant à cette force enfouie que tu crois avoir perdue.
Un souffle, ici et maintenant
Avant tout, rends-toi à l’évidence de ce moment. Arrête-toi quelques instants, pose ta main sur ta poitrine et remarque ton souffle. Inspire profondément, laisse l’air emplir ton ventre, puis expire lentement, comme pour libérer ce qui pèse.
C’est un exercice d’ancrage simple, une technique issue de la PNL : le focus sur le souffle comme ancre de présence. Cela crée un espace entre toi et le tumulte intérieur.
Répète-toi doucement : « Je suis là, ici, malgré tout. Je peux choisir mon rythme. »
Choisir son regard intérieur
En état de fatigue émotionnelle, notre regard se fait dur, accusateur. Voilà un exercice : imagine que tu parles à une amie chère à qui tu donnerais tout ton amour. Que lui dirais-tu ? Maintenant, tourne ces mots vers toi-même.
Cette posture de compassion interne est une clé fondamentale. Elle est bien plus qu’un mot doux, c’est une invitation à laisser le jugement reposer, même un court moment.
Si le cœur t’en dit, tu peux relire ce qu’on a partagé sur la sensibilité, pour te souvenir que ta nature est une force.
Se reconnecter à son centre
La sensation de dispersion, de manque de repères, est fréquente quand la charge émotionnelle est trop lourde. Un moyen concret de commencer à se recentrer est la visualisation guidée, un outil d’hypnose douce.
Ferme les yeux et imagine-toi dans un lieu où tu te sens en sécurité, peut-être un jardin, un coin de forêt, une pièce chaleureuse. Ressens la stabilité sous tes pieds, la chaleur douce sur ta peau. Inspire à nouveau ce calme. Cette image, aussi simple soit-elle, rappelle à ton corps et à ton esprit qu’il existe un espace stable en toi.
Tu peux aussi lire ce qui a été écrit sur la quête d’authenticité, pour nourrir cette redécouverte de toi-même.
Définir une lumière de prochaine étape
La renaissance commence par un petit pas, pas une course. Définis une lumière, une intention simple et accessible à ton énergie actuelle. Cela pourrait être « aujourd’hui, je choisis de m’écouter » ou « ce soir, je me permets le repos ».
Écris cette phrase ou garde-la en tête. Chaque fois que l’épuisement revient, reviens à cette lumière interne, comme un phare dans la nuit.
Se relever autrement, c’est se reconnaître dans sa vulnérabilité et sa force à la fois, c’est accepter d’avancer avec tendresse.
—
Le chemin n’est pas linéaire ni lisse. Il t’appartient, et chaque pas est un acte de courage qui tisse ta renaissance.
Et toi, à quel endroit tu sens que tu veux te remettre au centre ?
Si tu veux prolonger ce moment, je t’invite à écouter l’audio offert sur la reconnexion au souffle, c’est un petit pas que tu peux faire dès aujourd’hui.



